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Un blog sans langue de bois sur la littérature. Pour me contacter : annesophiedemonchy [@]lalettrine.fr

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Un Marché des amants hors de prix

On sait que les agents littéraires sont souvent mal perçus par les éditeurs qui ne souhaitent pas avoir d’intermédiaires entre eux et leurs auteurs. Pourtant, lors de l’enquête que j’ai menée l’année dernière sur le sujet pour le Magazine des Livres, un certain nombre d’entre eux commençait à se faire à l’idée de traiter avec un agent, si l’occasion venait à se présenter, à savoir, si l’un d’entre eux leur apportait un manuscrit de qualité. Chez Belfond, par exemple, l’éditrice Geneviève Perrin estime qu’il faut savoir vivre avec son temps et ne pas perdre l’opportunité de publier de bons romans sans avoir à les solliciter. L’an dernier, elle a donc publié un premier roman, Le Sel de la guerre de Jérôme Harlay, apporté par l’agent Pierre Astier. Héloïse d’Ormesson est également très intéressée par le phénomène des agents qui sont un intermédiaire privilégié pour parler d’argent et régler tous les problèmes annexes à l’écriture. Pierre Astier s’est également distingué chez elle en lui confiant le manuscrit d’Hélèna Marienské : Le Degré suprême de la tendresse. Mais ils ne sont pas les seuls à avoir succombé aux agents. Les grands éditeurs s’y risquent aussi. C’est le cas du Seuil par exemple qui a fait une bien mauvaise affaire en rachetant Christine Angot à Flammarion, bien contente sûrement de se débarrasser d’un auteur sur qui elle avait misé et qui n’a vendu « que » 40 000 exemplaires de Rendez-vous en 2006 malgré l’énorme battage médiatique.

Pour se trouver un éditeur digne de son talent, Christine Angot a fait appel au « Chacal », l’agent américain, Andrew Wylie qui compte déjà dans son écurie des auteurs aussi prestigieux et mondialement connus que Philip Roth ou Salman Rushdie. Grâce à cet agent réputé comme étant le plus dur en affaires, l’auteur du Marché des amants obtient un à-valoir incroyable de 220 000 euros environ, selon les informations du Figaro littéraire qui ajoute qu’en plus de cette somme versée, le Seuil a été obligé d’investir entre 50 000 et 90 000 euros  pour la campagne de publicité.

L’éditeur, contacté par un journaliste du Figaro, n’a pas souhaité commenter ces chiffres. On le comprend… Parce qu’avec une telle somme versée d’avance à l’auteur, cela sous-entend que Le Marché des Amants se vendra à plus de 100 000 exemplaires, ce qui pour le moment semble mal parti…

Ce cas n’est pas unique et soulève deux problèmes : le premier c’est que certaines maisons d’édition ont bien plus d’argent qu’elles ne veulent bien le laisser croire, du moins, n’hésitent-elles pas à investir un maximum d’argent sur certains auteurs, en délaissant un paquet d’autres qui n’auront pas le dixième de l’à-valoir de Christine Angot, encore moins les moyens publicitaires qui lui sont alloués. Ensuite, avec ces transferts ratés dus à la gourmandise de certains agents, on peut penser qu’à l’avenir, la méfiance des éditeurs à leur égard sera plus importante encore…

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A
J'avais lu Inceste, que je n'avais pas aimé outre mesure... Mais ce dernier livre est sans intérêt. J'ai lu, comme tout le monde, des extraits dans la presse, plus ou moins longs et je n'ai pas eu envie de poursuivre cette découverte. En revanche, son parcours éditorial m'intéresse davantage...
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S
Je suis venue sur cet article à partir de la liste des auteurs, je pensais découvrir ce que vous pensiez d'elle, mais tant pis, j'en aurai appris un peu plus sur les pratiques éditoriales. Cet argent aurait pu être dépensé plus judicieusement, c'est certain.C'est quand même amusant : un auteur quii n'aime pas les mots, ne s'intéresse pas au style, dont lla matière se limite à sa vie sexuelle et à son égotisme, et qui n'arrive même plus à faire vendre ses livres ! C'est révélateur de l'époque dans laquelle nous vivons...
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N
C'est un article très instructif, Anne-Sophie, qui permet de se rendre compte que - dans l'édition aussi -, la "peoplisation" est la règle ... Seuil a perdu de l'argent avec le dernier roman de Christine Angot, cela leur permettra de faire un peu plus attention la prochaine fois et de lire les livres proposés par des "stars" de la littérature ...
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G
Article une nouvelle fois très intéressant. Ce blog est vraiment différent des autres. Evidemment puisqu'il sonne très pro.En tout cas, on apprend et on découvre vraiment les ficelles du monde littéraire.D'ailleurs, je tague ce blog comme l'un de mes préférés. Faire suivre et rdv sur mon blog pour voir les règles de ce tag !
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A
Salut JAnn,là ce n'est pas une erreur : aujourd'hui je vois rouge à cause des réformes sur l'école... Pour en revenir à Ch Angot, cela fait déjà qques années que les éditeurs devraient savoir qu'elle ne fait vendre que du papier, des articles et non des livres ! Elle fait parler d'elle malgré ses livres !
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