Un blog sans langue de bois sur la littérature. Pour me contacter : annesophiedemonchy [@]lalettrine.fr
Il neige, c’est l’hiver… Vous vous sentez morose, déprimé… Le grand froid n’est vraiment pas fait pour vous ? J’ai la solution à ce drame que je traverse péniblement comme vous chaque année : Une vie de racontars (tome 1) de Jorn Riel. Si vous n’avez jamais entendu parler de cet auteur danois génial, auteur de nombreux recueils de racontars, je vous propose une séance de rattrapage ici.
Pour les autres, ceux qui connaissent son humour décapant, sa truculence, alors sa Vie de racontars est faite pour vous. Comme dans ses autres recueils, Riel raconte le grand Nord. Il se remémore, à sa façon, ses souvenirs au Groenland, mais aussi à Paris (où il découvre la beauté des petites Françaises dévergondées), à Prague, en Nouvelle-Guinée…
Contrairement à une autobiographie classique, Jorn Riel nous évoque ses souvenirs, au gré de ses envies. Toutefois, dès la première ligne, il explique ce qui lui a donné le goût du voyage et par voie de conséquence, de l’écriture : son père et son goût pour les masques africains.
Aussi, ces souvenirs ne sont-ils que des anecdotes exotiques, des épopées folles, burlesques qui mettent en joie parce que ce qui importe dans les voyages version Riel, ce sont les rencontres.
Certes, Riel n’est pas un grand styliste mais il a le sens de la répartie et surtout un réel plaisir à partager ses expériences. J’aime Jorn Riel parce qu’il m’embarque avec lui dans ses aventures, même quand je me sens lasse et que je n’ai qu’une envie, me blottir bien au chaud sous ma couette en attendant le printemps. Chaque racontar est une bouffée d’air frais, un bonbon que l’on se dépêche d’engloutir, avec gourmandise.
Retrouvez ici une interview que j'avais faite en octobre 2008.