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Un blog sans langue de bois sur la littérature. Pour me contacter : annesophiedemonchy [@]lalettrine.fr

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Le Grand Loin - Pascal Garnier

Ma voiture @ Mission Beach, Queensland, AustraliaDepuis quelque temps, en lisant certains romans français, je note que les auteurs ont une idée derrière la tête : non pas écrire un texte abouti, qui vaudrait pour lui même, mais une sorte de synopsis qui sera développé plus tard, lors de son adaptation cinématographique. On sait que les adaptations cinématographiques promettent des rentrées d’argent juteuses, bien plus intéressantes que celles de romans…
 

J’ai repensé à cela en lisant le dernier roman de Pascal Garnier qui sortira en janvier aux éditions Zulma. Je n’avais encore jamais lu de romans de cet auteur mais on me l’a conseillé à plusieurs reprises sur ce blog et l’occasion s’est enfin présentée…
 

En découvrant le livre, je l’ai trouvé bien mince mais le titre, Le grand loin m’a immédiatement séduit. Je me suis immédiatement plongée dans la lecture et ai trouvé l’écriture agréable. Pas révolutionnaire mais plaisante. Simple.  Les pages se laissent tourner. Mais, à la page 49, et déjà au tiers du roman, je me suis demandé de quoi il pourrait s’agir car pour le moment il n’a été question que d’un certain Marc qui s’ennuie un peu dans son existence, adopte un chat pataud que sa compagne surnomme Boudu et rend visite à sa fille internée en hôpital psychiatrique. Hormis le fait qu’elle s’appelle Anne, qu’elle est grassouillette et qu’elle est quelque peu étrange (mais vous vous en doutez un peu, je suppose), nous ne saurons rien d’elle : pourquoi et comment elle en est arrivée à être internée, son passé… C’est le premier reproche que l’on peut faire : les personnages n’ont aucune épaisseur. En refermant le roman, Anne et son père demeurent des étrangers. Certes, c’est un roman qui se veut étrange, effrayant mais un peu de psychologie n’aurait pas nui à sa profondeur.
 

Donc, à la page 49, je me suis décidé à lire la quatrième de couverture pour savoir ce qui devait m’attendre… Voici le résumé :

« Père placide et d’humeur conciliante, voilà Marc parti vers le sud avec sa fille Anne qu’il vient d’enlever à son hôpital psychiatrique pour le week-end. Mais la petite escapade tourne bientôt à la cavale. Anne ne veut plus rentrer, surtout pas à l’asile. Elle veut aller loin, très loin, le plus loin possible. Constellée d’incendies bizarres et semée de cadavres, la drôle d’équipée se transforme vite en un hallucinant road-movie ».
 

De quoi se mettre l’eau à la bouche : « cavale », « incendies », « cadavres », « road movie »… Tout cela promet d’être palpitant. Pourtant, un doute surgit : comment raconter autant de péripéties en si peu de pages ? Le livre est fin et les pages blanches nombreuses… Mais, je ne me laisse pas abattre et poursuit donc la lecture du roman. En fait de road movie, un père et sa fille un peu limitée vont dans un premier temps au Touquet puis à Agens. Deux êtres qui se connaissent mal et si différents l’un de l’autre, ensemble pour une virée, ça ne vous rappelle rien ? Bah voilà, vous êtes invité à lire et à imaginer une fois de plus ces histoires mille fois racontées. Certes, il y a des meurtres et des incendies mais on est en compagnie d’une fille sortie sans permission d’un hôpital psychiatrique…
 

Un autre élément m’a vraiment gênée et vous allez comprendre pourquoi j’ai commencé ce billet en évoquant les adaptations cinématographiques. Pascal Garnier écrit dans un style simple et fluide mais surtout met en scène des situations très visuelles. En lisant Le grand loin, j’ai eu l’impression de voir un téléfilm. En terminant le roman, dont je tairai la fin mais qui pour sûr ne m’a pas ravi parce que extrême, j’ai trouvé la bio de l’auteur dans le rabat de la couverture. On y apprend qu’il travaille aux scénarios de ses derniers romans : Comment va la douleur ? et Lune captive dans un œil mort. Ca vous étonne ? Moi, pas !

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M
<br /> Oh là ! Voilà Granier rhabillé pouyr l'hiver. J'ai le regret de n'être pas d'accord et de le compter parmi mes auteurs préférés. Si l'on peut renvoyer vers un forum, vous trouverez ici, à mon sens,<br /> des jugements beaucoup plus nombreux et plus nnuancés. j'y interviens sous le pseudo  monilet.<br /> <br /> http://parfumdelivres.niceboard.com/litterature-francaise-par-auteur-ou-fils-specifiques-f2/pascal-garnier-t143.htm?highlight=garnier<br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> bonjour,<br /> à la recherche de romans autours des hôpitaux psychiatriques, je suis tombé sur celui-ci qui m'a laissé la même impression qu'à vous..<br /> en bien plus réussis, je vous conseille "mes idées folles" d'axel cendres et "bienvenue à l'hôpital psychiatrique" de philippe clément.<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> C'est bien dommage de constaté que certains auteurs écrivent maintenant dans l'idée d'un film plus tard... Personnellement, je n'aime que trop peu les adaptations ciné, qui gâche l'image que l'on<br /> s'était fait de l'histoire. Car lire, c'est avant tou imaginer, et les films, ils imaginent et figent les images à notre place.<br /> Mais, la rentrée d'argent devient primordiale, en littérature comme en musique. Regarder par exemple le groupe "Tryo", personne ne les connaissait et leur musique étaient engagée, à présent, ils ne<br /> sortent que des "tubes" dans véritable fond.<br /> Bien dommage...<br /> <br /> <br />
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O
<br /> C'est d'ailleurs ennuyeux pour un auteur...Moi qui, paraît-il, suis "visuel", justement, je me rends compte que tout ce que j'écris poserait problème à un scénariste... On voit fort bien par l'oeil<br /> des mots... Vaste problème...<br /> Avez-vous lu le Ravel d'Echenoz?<br /> Et vraiment, pour un amusement merveilleux, les 3 rimbaud de dominique noguez!<br /> Et aussi Le cavalier du louvre, de Sollers, une leçon de liberté d'écriture inattendue! Une nouvelle voie pour les biographies!<br /> Le lent travail d'écriture doit se libérer de toutes ces bêtises... La critique littéraire doit devenir gastronomique, gourmande... vive l'appétit, soyons fiers et mangeons trop!<br /> <br /> <br />
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O
<br /> Peut-être faut-il lire d'autres livres...Les éditeurs sont simples, souvent: faut que ça se vende...Comment le leur reprocher à l'époque où tant font faillite? Et, bien sûr, ils pensent au<br /> cinéma... Pendant ce temps, ikl existe de petits éditeurs (sur le net, même) qui font un vrai travail, prennent des risques, se cassent souvent la gueule...C'est là que ça se passe, là où l'on<br /> troue ce qui ne se vend pas...<br /> Avez-vous lu La patience de mauricette de lucien suel (la table ronde)?<br /> <br /> <br />
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