Un blog sans langue de bois sur la littérature. Pour me contacter : annesophiedemonchy [@]lalettrine.fr
Dimanche, vers midi, j’allume sans objectif précis la télé (quelle idée !... Il y a bon temps que Arrêt sur images n’officie plus sur France 5…) et je tombe par hasard sur une émission dont je n’avais jamais entendu parler : « On en parle à Paris ». Un animateur qui ne me dit rien, un certain Paul Wermus, est entouré de quelques comédiens, d’Eric Naulleau et d’Yves Derai. Je n’ai pas trouvé l’émission bien palpitante, mais j’attendais de savoir ce que les deux hommes faisaient sur le plateau… Il se trouve que l’éditeur du livre Belle-Amie, Yves Derai m’a confié avoir été invité à l’émission de Ruquier il y a quelques semaines et que Naulleau ne lui avait pas fait de cadeau. J’ai depuis regardé cette fameuse séance sur Dailymotion. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Naulleau a trouvé ce livre à charge contre Rachida Dati « dégueulasse ».
Il se trouve que je l’ai lu également pour Politique.net et que les arguments de Naulleau sont pour le moins pertinents dans l’ensemble : d’abord, il s’agit d’un portrait extrêmement noir de la ministre de la Justice qui est en plus publié au moment où celle-ci est mis de côté. Contrairement à ce que les auteurs ont dit, ce livre a été écrit en grande partie dans la précipitation puisqu’un chapitre est consacré au père inconnu. Ils ont cru publier un scoop en donnant l’identité de ce père, or le procureur du Qatar a démenti immédiatement l’information. Enfin, les auteurs ont beau répéterqu’on ne publie pas un livre en quelques jours, on sait bien que certains documents peuvent être écrits et mis en place en librairie en moins d’un mois…
Il semblait donc que tout ait été dit sur le plateau de Ruquier pourtant, quelques semaines plus tard, les deux hommes –Yves Derai et Eric Naulleau - se retrouvent pour échanger encore quelques paroles vives sur le sujet… Occasion de régler ses comptes. Naulleau ne s’en sortira pas indemne non plus.
Retour sur les « livres-poubelles « (les fameux quick-book) que publient les éditions du Moment dirigés par Yves Derai. Celui-ci a dû enquêter depuis son passage chez Ruquier sur les publications de l’éditeur Eric Naulleau qui est à la tête des éditions L’Esprit des Péninsules et Balland. Yves Derai, ravi d’avoir trouvé la faille, lui rappelle que les éditions Balland viennent de publier la biographie du frère de Nicolas Sirkis du groupe Indochine. Réponse de l’intéressé : « je n’en suis pas l’éditeur ». Certes, mais il est responsable des différentes publications de ses maisons. La discussion ne va pas tellement au-delà et se conclut par un constat d’Yves Deray : « il est devenu un non-critique de ce qu’il appelle des mots livres ».
Je crois que tout est dit entre les deux hommes…