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Un blog sans langue de bois sur la littérature. Pour me contacter : annesophiedemonchy [@]lalettrine.fr

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Le rapetissement de Treehorn

Je suis ravie de vous annoncer que les éditions Attila font peau neuve… Au départ, il s’agissait d’une revue (Le Nouvel Attila) qui faisait la part belle aux auteurs méconnus ou complètement oubliés.  Attila est ensuite devenue une maison d’édition. Souvenez-vous de ce texte très original : L’Ecorcobaliseur…

 

Aujourd’hui, la maison évolue et se veut plus ambitieuse. Ses deux fondateurs - Frédéric Martin et Benoît Virot – ont trouvé un diffuseur et pas n’importe lequel : Le Seuil qui devrait leur permettre de gagner en visibilité dans les librairies de France et de Navarre.

                                                                                                                                                                                                        

Mais revenons à l’essentiel : les livres… Commençons par le plus charmant, le plus « innocent » de cette « rentrée » : Le Rapetissement de Treehorn de Florence Parry Heide.

Si vous avez gardé votre âme d’enfant et que vous gardé des souvenirs heureux d’Alice au Pays des Merveilles, ce livre est fait pour vous…

 

Treehorn est un petit garçon tout ce qu’il y a de plus normal mais un jour il se rend compte qu’il n’est plus assez grand pour atteindre l’étagère du placard à friandises. Minute après minute, le pauvre Treehorn rapetisse… Certains penseront qu’il s’agit d’un thème proche de celui développé par Fitzgerald dans L’Etrange histoire de Benjamin Button mais ils font fausse route. Car dans ce court récit, s’il est question d’un rapetissement incompréhensible, le thème du temps qui passe n’est pas abordé. L’accent est mis sur l’absurdité voire la bêtise des hommes face à un événement qu’ils ne maîtrisent pas. Treehorn est en effet un petit garçon qui tente de faire comprendre à son entourage qu’il rapetisse et aimerait qu’on le rassure. En vain… Chacun demeure dans sa propre logique et ses préoccupations. Ainsi, dès qu’il réalise qu’il perd quelques centimètres, Treehorn commence par se tourner vers sa mère qui est en train de faire un gâteau. Celle-ci ne l’écoute pas trop préoccupée par ce gâteau qui ne gonfle pas comme celui de sa voisine… A table, Treehorn ne voit pas le dessus de la table. Ses parents le réprimandent persuadés qu’il ne veut pas se plier aux règles de bonnes manières. Il a beau expliquer qu’il rapetisse, on maintient qu’un enfant doit bien se tenir à table !

 

Dans la rue, il croise un de ses amis, et lui demande de mettre pour lui son courrier dans une boîte aux lettres parce que lui est trop petit pour l’atteindre. L’autre accepte mais lui reproche de vouloir faire son intéressant en ne faisant rien comme les autres… Ses mésaventures continuent ainsi dans le bus, à l’école, dans le bureau du directeur…

 

Treehorn est ainsi livré à lui-même : il doit expliquer sa métamorphose, trouver une solution à son problème, tenter de passer inaperçu pour ne pas troubler ses proches…

 

Cette jolie parabole pleine d’humour est illustrée (complétée) par de nombreux dessins d’Edward Gorey.

 

Comme toujours chez Attila, le livre est de très belle facture : un soin particulier a été apporté à la qualité du papier, au format du livre…

 

 

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E
Un véritable enchantement que l'histoire de ce jeune Treehorne !C'est mystérieux et doux.Merci à Attila de l'éditer et qui plus est avec autant de qualités.(A lire aussi chez eux pour ceux qui ont aimé Mon Chien Stupide, le très décalé Fuck America !)Editions à suivre de très près !!
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C
Bonjour Anne-Sophie,Ravi de voir que les éditions Attila ont su trouver un public. Dans ce monde de requins qu'est l'édition, c'est tout à leur honneur. Je parle dans la taverne de l'une de leurs deux autres parutions, La tombe du tisserand, que j'ai beaucoup aimé..http://latavernedudogeloredan.blogspot.com/2009/03/la-tombe-du-tisserand-macabre-fantaisie.htmlJe te rejoins tout à fait sur le soin apporté au livre en tant qu'objet qui est l'une des marques de fabrique de la maison.Concernant ton billet, je me le garde au chaud car je souhaite lire le livre avant d'être influencé par une quelconque critique.Salutations,Christophe
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A
Merci, Anne Sophie ce livre je crois que je vais me l'offrir Il faut dire que tu as écrit une formule magique pour moi : "Si vous avez gardé votre âme d’enfant et que vous gardé des souvenirs heureux d’Alice au Pays des Merveilles, ce livre est fait pour vous…"
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