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Lalettrine.com

Anne-Sophie Demonchy
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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 17:07

9782226258311m.jpgNous n’avons pas eu souvent l’occasion d’évoquer ici les romans d’Amélie Nothomb et pourtant, en huit ans d’existence, ce blog a vu passer huit romans de l’auteur belge. J’en ai lu certains, et suis passée à côté d’autres. La raison est simple : Amélie Nothomb est une séductrice, elle a l’art de la répartie. Certains romans d’autofiction sont pleins de facétie : Stupeur et tremblements, Métaphysique des tubes, pour ne citer que les plus réussis. Malheureusement, d’autres romans sont ratés, que l’on se remémore par exemple Journal d’Hirondelle ou Sauver le père… Ce n’est pas le temps que l’on « perd » à lire ces textes qui agace car ils se lisent très vite, mais la frustration que l’on ressent car l’on sait bien qu’Amélie Nothomb est un auteur imaginatif et plein de fantaisie. Bref, en cette rentrée, j’ai eu envie de goûter à la nouvelle cuvée Nothomb, ce qui tombait justement bien puisqu’il y est question de sa passion pour le champagne.

 

Autant vous prévenir de suite et sans modération : je n’ai pas aimé Pétronille et, contrairement à la plupart des romans autofictifs d’Amélie Nothomb, je n’ai pas ri une seule fois. J’ai vu l’auteur chez François Busnel évoquant un passage du roman qui se veut « hilarant » : celui où elle se rend à Londres pour interviewer Vivienne Westwood et qui se retrouve à promener le chien de la styliste. L’anecdote se voulait piquante mais elle tombe à plat… En tout cas, elle m’a laissé indifférente.

 

Mais reprenons très rapidement le sujet du roman : Amélie Nothomb aime, idolâtre le champagne mais ce nectar, selon ses principes ne peut se boire seule. Elle cherche donc un compagnon de beuverie à la mesure de sa passion. C’est ainsi qu’au cours d’une séance de dédicace, elle rencontre une jeune lectrice, qui se révélera être la « convigne » parfaite. Les deux femmes partagent le même goût pour le champagne et vont vite devenir inséparables. Ensemble, elles iront au ski, partageront des fêtes de fin d’année, cohabiteront dans l’appartement de l’écrivain…

 

Ce roman se veut une ode au champagne bien sûr mais aussi à l’amitié. Derrière Pétronille se cache l’écrivain Stéphanie Hochet. Elle la dépeint comme une jeune femme pétillante, désenchantée, fantasque, brillante, exubérante, dépressive, et particulièrement douée. Certes, Amélie Nothomb lui rend hommage d’une certaine manière mais on peut se demander pourquoi elle ne cite à aucun moment son nom alors qu’elle cite d’autres écrivains comme Carole Zalberg par exemple.

 

Que reste-t-il de cette lecture ? Pas grand-chose en vérité car dans les médias on annonçait un roman pétillant et rocambolesque, alors qu'il n'y a que des pistes : Amélie Nothomb regorge d'idées burlesques ou farfelues pour évoquer un personnage haut en couleurs mais elle ne va jamais au bout de ses idées. Elle raconte par exemple un séjour à la montagne en compagnie de son amie. Elle décrit les descentes de pistes les yeux fermés, complètement ivre après avoir partagé avec Pétronille une bouteille de champagne bue au goulot. Mais, après avoir lu cette anecdote, on se demande où l'auteur veut en venir. De même le récit du nouvel an chez les parents de Pétronille m'a particulièrement ennuyé car je l'ai trouvé convenu.


Comme souvent depuis quelque temps, j’ai été très frustrée après la lecture de ce nouvel opus d’Amélie Nothomb : très court, trop « facile », et surtout il y manquait la fantaisie qui définit si bien ses autofictions. Si vous êtes curieux de découvrir Pétronille, je vous recommande de regarder le passage de La Grande Librairie où l’auteur parle de son roman : tout est dit, et peut-être même mieux que dans son roman, car l’auteur a du bagout, à n’en pas douter.

 


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Published by Anne-Sophie - dans Sans intérêt
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Jacouille 07/03/2015 15:04

En guise de critique d'une production désespérément futile, mais probablement très rentable, conseiller l'audio-vision des trois minutes d'une interview télévisée, tellement rigolote, quoâ ! - me semble confirmer qu'il y a quelque chose de profondément vain (vin ?) dans la politique éditoriale des Grandes Maisons d'Edition, germano-pratines ou non.

bookstory.fr 20/12/2014 19:54


Bonsoir à tous, au vue du billet et des commentaires, je me permet moi aussi de prendre la plume et de dire ce que j'ai pu penser du dernier-né d'Amélie Nothomb.


 


S'il est vrai que par le passé, l'écrivain nous a souvent proposé des textes très agréables à lire, il faut reconnaître que ces trois ou quatre derniers écrits n'étaient pas du meilleur goûts.
Alors que dans Stupeurs & Tremblements, l'auteur nous a régalé de son voyage au Japon et de son immersion dans le monde de l'entreprise nippone, les derniers écrits
m'ont plus fais penser à des numéros de Martine fait du Ski ou encore Martine se Saoule plutot qu'à une vraie aventure littéraire. Alors avant de me faire tirer dessus à boulets rouges, je
précise que je n'ai pas lu qu'un seul livre d'Amélie Nothomb (loin s'en faut) et que je pense (étant éditeur moi-même) pouvoir me targuer de reconnaître un vrai texte lorsque j'en voie passer un.
Je pense qu'avec Pétronille l'auteur a plus cherché à se faire plaisir qu'autre chose. Et si en effet, Mme Nothomb écrit beaucoup plus qu'un texte par an on est en
droit de se poser deux questions:


-Pourquoi l'éditeur a retenu celui-ci?


-Amélie Nothomb ne sombrerait-elle pas dans la facilité de raconter des petites anecdotes sans conséquences alors que par le passé elle nous avais habitué à une introspection - certes amusante -
mais beaucoup plus profonde qu'il n'y paraissait?


 


Alors avant de fustiger un texte parce qu'il est facile (même si je suis entièrement d'accord avec ce terme), peut-être que nous assistons seulement à la fin d'un écrivain qui n'arrive plus à
entrer en symbiose avec son lectorat.


 


Yankel Zaradez

7ecrit.com 17/10/2014 11:44


Un manuscrit et une auteur à couper le souffle.


Humour, détente, suspense.

George 10/10/2014 19:49


Ton avis est très proche du mien sur ce roman. Comme toi je me suis laissée tenter cette année et comme toi je n'ai pas ri. La fin est pour moi le summum de ce roman !

Booknapping 29/09/2014 13:50


Pour ma part je l'ai trouvé drôle, ce texte... j'ai passé un bon moment de lecture même si je suis assez d'accord avec ce billet.