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Lalettrine.com

Anne-Sophie Demonchy
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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 23:18

        Le Monde des livres, de ce jeudi 7 décembre, fait le portrait d’Andrew Nurnberg, l’agent de Jonathan Littell. Celui-ci est né à Londres en 1947. Son père est juif allemand mais a quitté son pays pour la Grande Bretagne où il a rencontré une catholique qui deviendra son épouse et le convertira. Andrew Nurnberg, après avoir fait sa thèse de doctorat, travaille, par hasard, chez un agent littéraire qui lui apprend le métier et lui confie les droits de ses auteurs néerlandais. En effet, Nurnberg est un véritable polyglotte sachant s’exprimer en anglais, français, russe, espagnol, allemand et néerlandais.

A 30 ans, il fonde sa propre agence Andrew Nurnberg Associates , implantée partout dans le monde, et s’occupe de vingt-cinq auteurs. Il avoue avoir mis un certain temps avant d’entamer la lecture des Bienveillantes mais estime immédiatement qu’il y a « quelque chose d’exceptionnel ». Il envoie donc le manuscrit à quatre maisons d’édition et c’est Gallimard qui le retient, et le journaliste Jean-Pierre Langellier d’ajouter : « le livre a été acheté avant même d’avoir été entièrement lu ».

          Pour lui, l’agent littéraire permet de guider l’auteur dans le monde complexe du monde éditorial. Leur rôle est essentiel même si"les éditeurs qui ne nous connaissent pas nous voient comme des suceurs de sang. Notre métier est pourtant simple : trouver le bon éditeur et conclure le meilleur contrat pour l'auteur. Nous dépendons des éditeurs autant qu'ils dépendent de nous. Pour survivre, il faut être honnête et ne jamais mentir, car tout se sait vite dans ce microcosme." Contrairement à la France, la Grande-Bretagne considère qu’un écrivain qui possède un agent est bien plus sérieux qu’un autre. Selon Nurnberg, il n’est pas normal que les éditeurs gagnent de l’argent au détriment des auteurs. Le rôle de l’agent est de permettre à tous d’être rémunéré selon sa participation à l’élaboration du livre.

         Cette année sera vraiment celle de la remise en cause des éditeurs : entre l’ouvrage de Lahire sur la condition des écrivains et la polémique autour des Bienveillantes, le monde de l’édition semble en plein bouleversement. Qui s’en plaindra ?

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Published by Anne-Sophie - dans Agents littéraires
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commentaires

LAROCHE ANNE 07/04/2009 18:01

Bonjour, je cherche à entrer en communication avec Andrew que j'ai connu il y a déjà quelques années. J'ai un livre à lui soumettre. Merci de me répondre.Anne 

So 30/01/2007 19:53

Et ben boudiou!! J'hésite déjà à entamer les Bienveillantes parce que ça n'a pas l'air marrant marrant, mais alors la bouille de l'agent ne m'y encourage pas davantage...
On dirait un méchant business man qui voudrait briser la carrière de Pamela (jeune mannequin promise à un belle avenir) dans une série de la 6...;-))
Comment c'est un blog sérieux ici? Ok je sors...

Thomas 15/12/2006 08:53

Ce n'est un cas exceptionnel qu'en France. En Angleterre ce phénomène semble normal, habituel... Mais le problème c'est que les Français ont toujours peur du changement... Il va leur falloir du temps pour s'y habituer.

Line 11/12/2006 11:26

Je travaille dans l'édition, et je puis t'assurer que nous, petites maisons ne roullons pas sur l'or. L'écrivain gagne peu, c'est vrai mais les employés non plus... Quand on publie un livre, il n'est pas sûr que ce soit un succès commercial. Alors, la maison perd de l'argent. Cette réalité doit être rappelée !

Killroy 08/12/2006 15:00

Je trouve ça très normal en fait. Un auteur ne peut pas tout faire ou savoir non ?

Anne-Sophie 11/12/2006 19:59

c'est vrai... C'est une solution. L'auteur peut ainsi se consacrer entièrement à l'écriture tandis que l'agent s'occupe de la partie administrative... C'est un gain de temps. C'est le même principe au cinéma, et ça ne choque personne !