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Lalettrine.com

Anne-Sophie Demonchy
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17 octobre 2006 2 17 /10 /octobre /2006 14:13

Petit billet de (mauvaise) humeur… Si vous êtes Parisiens comme moi et que vous avez un petit appartement et un petit budget, il vous arrive très certainement de revendre vos livres chez Gibert… Je sais, pour avoir fait des stages dans le milieu de la presse et de l’édition qu’un roman nouvellement publié a une durée de vie de deux mois : passé ce délai, il est considéré comme « périmé », souvent retiré des gondoles voire mis au pilon. D’où l’effervescence en septembre…

Ce matin, je me suis donc rendue à Saint-Michel avec le fol espoir de pouvoir échanger mes bouquins contre quelques nouveautés. Je faisais fausse route : mes livres avaient déjà passé la date de péremption : c’en est déjà fini pour Quartier général du bruit, l’Histoire de Chicago May, etc. ça ne vaut plus un clou. Le vendeur n’a même pas voulu me les reprendre pour quelques piécettes, « on n’en a plus besoin » m’a-t-il rétorqué.

Alors certes je suis fâchée de ne pouvoir revendre mes livres mais ce qui me révolte le plus c’est de prendre conscience à quel point Alberto Manguel a raison lorsqu’il dénonce le fait que notre société réduit la culture à un « appareil commercial » où « le profit nous détruit en tant qu’humain ». Un livre n’a pas le temps d’être ouvert qu’il est déjà condamné à disparaître. Les auteurs célèbres ont la chance que l’on parle de leurs romans dans divers journaux, émissions, mais les autres… Il faut du temps pour que le système « de bouche à oreille » fonctionne… Cette mauvaise expérience m’a démontré à quel point notre société est fragile, elle construit de nouvelles bases sur du factuel et ne s’occupe plus de culture à long terme.

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Published by Anne-Sophie - dans Polémiques
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commentaires

michael 05/06/2010 12:42



Je connais une excellente alternative à Gibert Jeune : www.getboox.com


C'est une bourse au livre. La mise en vente d'un de vos livres et manuels scolaiers se fait en moins d'une minute et elle est très simple (il suffit d'entrer l'ISBN pour que les informations sur
le livre se remplissent toutes seules).


Ce site met simplement en relation les acheteurs et les vendeurs, il ne prend donc aucune commission sur les ventes. C'est une alternative très avantageuse !


De quoi donner une nouvelle vie aux livres !



Jean 11/04/2010 18:18



C'est sur gibert c'est pas super pour revendre ses livres et encore moins priceminister qui te prennent un argent fou...


J'ai vendu quelques livres sur Livre O et franchement c'est pas mal du tout: gratuit et sans aucun frais. A tester.



Thom 18/10/2006 20:10

Jerome, le contre exemple du DVC me plaît bien...le libraire à côté de chez moi a refusé de reprendre mon exemplaire. Pourtant c'était un exemplaire en VO et je ne l'ai jamais vu, depuis dix ans que je le fréquente, refuser un livre en VO. Simplement, même en VO, son stock de DVC explosait - ce qui prouve que ce n'est pas parce que les gens l'achètent qu'ils en sont satisfaits. On peut appliquer le même raisonnement au cinéma : ce n'est pas parce que 10 millions de gens vont aller voir Taxi 24 que 10 millions de personnes vont l'avoir aimer...cela dit, je ne suis pas vraiment certain que ce soit le sujet de l'article d'Anne-Sophie (ou alors j'ai compris de travers)...
Philippe : j'habite en province, et renvendre des bouquins, je trouve quand même que c'est la galère :-)

Carl 18/10/2006 19:29

Tiens, d'ailleurs le sujet de depart a entre temps devié, tenais-je à rajouter, mais ce n'est pas grave ca fait deux sujets.

Carl 18/10/2006 19:26

Il est vrai dans le magma de livre, les nuées ardantes debordant de toutes critiques que ce soit de Lire de magazine littèraire ou autres provenances - tellement de choix s'impose que, de ce fait, c'est au bonheur la chance ... de trouver les perles rares. Par contre avec les classiques - (je ne veux pas jouer les retros surtout que je n'ai que 28 ans - ) mais, donc avec les classiques pas moyen de se tromper que l'on prenne un Balzac, un Proust, un Stendhal, (La Chartreuse de Parme ) la qualité est là.