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Lalettrine.com

Anne-Sophie Demonchy
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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 10:45

Il est des noms d’auteurs qui ne m’inspirent pas confiance, et dont Douglas Kennedy, entre autres fait partie. Je n’avais, jusqu’alors rien lu de lui, mais ses affiches sur papier glacé dans de nombreuses librairies de France et de Navarre m’ont toujours paru suspectes. Pourtant, en ouvrant la nouvelle traduction de Cul de Sac, intitulée Piège nuptial (Belfond) j’ai rapidement oublié mes a priori.

L’histoire, vous la connaissez certainement : un type ordinaire, Nick, décide de quitter les Etats-Unis pour traverser l’Australie au volant de son van Volkswagen, en quête d’une nouvelle vie, plus riche et plus intense que celle qu’il mène jusqu’alors. Il rêve de vastes paysages désertiques, de rencontres et de liberté. Mais, la réalité sera tout autre…

Dans une station essence, il se laisse séduire par une jeune Australienne qui, audacieuse, lui met le grappin dessus. Sans méfiance, il décide de faire un bout de chemin avec elle, mais le piège nuptial est désormais tendu : le voici drogué, séquestré et marié de force. Dans un village rayé de la carte australienne, il doit vivre avec son épousée et ses congénères : cinquante-trois abrutis qui vivent en totale autarcie, sans liberté aucune. Nick pris dans ce cul de sac doit essayer de s’enfuir…

Vous l’aurez compris, il s’agit d’un thriller… Assez bon puisque je n’ai pas lâché le livre un instant. Le premier quart du livre permet de faire connaissance avec Nick : on découvre son passé, son dégoût pour le quotidien et la vie conjugale tout autant que son manque d’ambition professionnelle, et son besoin de liberté… Ces premières pages m’ont laissé aussi le temps de m’habituer à ce style assez viril constitué de phrases parfois crues et de métaphores triviales…

Dès que Nick rencontre sa harpie, l’action commence véritablement tout en même temps que le suspens qui ne prendra fin que dans les dernières pages du roman quelque peu longuettes, hélas. Les actions s’enchaînent mais le narrateur veille à décrire l’atmosphère et les lois absurdes qui régissent cette communauté de dégénérés, illettrés, violents et ivrognes. Toutefois, la narration et les dialogues l’emportent sur la description pour ne pas perdre le lecteur en route : l’objectif étant de donner un roman très visuel et dynamique.

Sans devenir une inconditionnelle de Douglas Kennedy, j’aurais passé un bon moment de lecture.

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Published by Anne-Sophie - dans A priori... mais
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commentaires

beatrix 30/01/2009 10:02

J'aime découvrir des livres peu connus, à l'écriture sensible et pleine d'émotion mais j'ai toujours beaucoup aimé ceux de Douglas Kennedy plaisant à lire et qui font finalement plus réfléchir qu'ils n'y paraissent...de moments de lectures. J'aime bien aussi mon premier exemplaire folio....

Blandine 29/01/2009 07:53


Oui, Cul-de-sac (je reste sur ce titre !) est l'un des meilleurs, à la fois drôle et désespérant, avec L'homme qui voulait changer de vie (The Big Picture ) et les désarrois de Ned Allen (The Job) ... Après, A special relationship (traduit par « une relation dangereuse » alors que le titre anglais faisait référence à la « relation spéciale », cette fameuse alliance anglo-américaine qui influe sur les choix politiques britanniques depuis des décennies) m’avait plu pour des raisons civilisationnelles - mais ensuite… bof bof. Je me suis arrêtée à un roman ennuyeux dont j’ai oublié le titre et que j’avais trouvé bourré de clichés.
Quant à cette nouvelle traduction, est-elle justifiée ? (on ne dira rien de la couverture !) Je n’ai pas eu l’occasion d’avoir les deux versions entre les mains mais les comparer un peu pourrait être amusant, sinon instructif.

second flore 28/01/2009 18:47

Très bon, "Cul de sas" ! Après ça, Kennedy deviennent de l'application pure de "recettes" (bien faite, mais sans génie - donc lassant)... ... Ce dont témoigne d'ailleurs cet atroce retitrage très "Harlequin"!   (NB - en lisant ta note suivante, je comprends mieux ;)

Anne-Sophie 28/01/2009 11:25

Sirus, ce serait avec plaisir : car je reçois quelques polars de temps à autre que je n'apprécie pas ou que je trouve médiocres, tous fondus dans un même moule. Donc, si vous avez des idées, faites-les nous partager !Pour Kennedy et les US je le savais grâce au DVD joint au livre. J'en parle aujourd'hui !

sirius 27/01/2009 21:43

Oui effectivement la couverture originale était bien plus parlante... une sorte de Delivrance australien qu'on a du mal à lâcher. J'aime bien Douglas Kennedy - savez-vous qu'il a très peu de succès aux US ? Sauf la Femme du Vème que j'ai trouvé plein de mauvais goût.Anne-Sophie, si vous ne connaissez pas trop le polar mais souhaitez commencer, je peux vous fournir quelques titres. Mais tout dépend encore de vos goûts car les sous-genres sont nombreux...