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Lalettrine.com

Anne-Sophie Demonchy
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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 15:41

Demain le 24ème Salon du Livre et de la Presse jeunesse de Montreuil ouvre ses portes. L’occasion où jamais de découvrir la littérature pour la jeunesse dans toute sa diversité. Pendant une semaine, on pourra déambuler dans l’immense espace sur plusieurs niveaux réservés à cet événement, rencontrer des auteurs, des illustrateurs et des journalistes… Cette année le thème fédérateur est la peur. Sorcières, ogres, loups, fantômes et autres monstres seront au rendez-vous pour nous faire frissonner de peur et de plaisir.

Pendant une semaine, j’essaierai de vous rendre compte de l’édition pour la jeunesse, en mettant en avant les différents acteurs du Salon ainsi que certains livres.

 

Pour l’heure, je vous invite à faire la connaissance de la directrice du Salon du Livre de Montreuil, Sylvie Vassallo, que j’ai interviewée récemment.

 

Pourquoi avez-vous eu envie de diriger le Salon ?

Je suis directrice depuis 2001. Avant, je m’occupais du pole multimédias pour le Salon. Quand on est ado ou enfant, on a besoin de beaucoup lire pour se connaître, entrer aen relation avec les autres, mettre des mots sur la réalité, rêver. La littérature permet de faire ça. Ca me semblait important de travailler dans un domaine qui a de l’ambition par rapport aux jeunes et aux enfants.

Le Salon est un événement qui est très médiatisé, c’est-à-dire que c’est un moment où l’on fait tous la promotion du livre, on fait du livre pour la jeunesse une cause commune.

Créateurs, éditeurs, parents, enfants, libraires et bibliothécaires se retrouvent pour fêter le livre.

 

Le Salon du Livre ne dure qu’une semaine ?

En fait, notre Salon se redéploie dans différentes actions, dans les écoles et dans les bibliothèques tout au long de l’année. Ce qui se crée pour le Salon (expositions, juke-box, malles…) circule en Ile de France et parfois plus loin. En direction des tout-petits, on a des malles de livres, thématiques, que l’on dépose dans les crèches et maternelles. On fait des lectures spectacles avec ces livres.

En direction des ados, on a mis en place un juke-box. On a commencé la première cession l’an dernier. On choisit une dizaine d’auteurs pour parler de leur adolescence et qui lisent des extraits de leur livre. Il y a une mise en scène sur écran qui permet aux jeunes d’entrer en connexion avec le livre par le biais des auteurs.

 

En quoi le Salon a-t-il évolué depuis 25 ans ?

La presse joue un rôle de plus en plus important auprès des jeunes. On dit souvent qu’ils ne lisent pas, ce qui est faux : ils lisent beaucoup de magazines qui sont très importants dans leur univers.

Le Salon est un lieu de création pour les auteurs : on les sollicite pour faire des expos.

La BD est aussi en train de se développer. De plus en plus d’éditeurs se tournent vers ce genre. Il est acquis maintenant que la BD est de qualité et est une forme de lecture comme une autre. Voyez les mangas qui sont en pleine émergence.

Depuis qu’on a trois niveaux, il y a de grandes expositions : on donne carte blanche à des auteurs et des illustrateurs en leur demandant de faire des créations en rapport avec le thème du Salon. Autour de « peurs et frissons », on pourra admirer une forêt avec des clairières, des dessins et installations illustrant les cauchemars, vertiges, monstruosité, dévoration…

 

 

Lors de la conférence de presse, certains ont dit que l’on en faisait trop au Salon. Pourquoi ?

C’est vrai : on prévoit beaucoup de choses. Il y aura 600 rencontres de prévu. Toutes nos animations répondent à cette diversité et à ces supports. Donc oui, on a envie de faire beaucoup pour montrer la richesse de l’édition et de la presse jeunesse.

 

Pensez-vous que Montreuil est le lieu idéal pour un Salon jeunesse ?

Dans le 93, on a besoin, plus qu’ailleurs, de faire valoir le livre. C’est un département qui a toujours eu de l’ambition pour ses enfants. C’est un département très jeune et riche d’un point de vue culturel. Ici, il y a de la vitalité et de la recherche.

De plus, quand les enfants sont confrontés à de grandes difficultés sociales, c’est très important que les adultes se mobilisent. Par exemple, au Salon, on a une opération de chèques-livres : on donne des chèques aux enfants qui viennent dans le cadre scolaire. Ils peuvent ainsi acheter un livre.

Je suis convaincue qu’on ne ferait pas le même salon ailleurs.

 

Que pensez-vous de la littérature noire pour les ados qui a fait tant polémique l’an dernier dans Le Monde au moment du Salon de Montreuil ?

Ce sont les adultes qui sont inquiets de ce que lisent les ados sans se rendre compte que ce qu’ils vivent, ce qu’ils voient à la télé ou entendent à la radio peut être bien plus violent. Les ados ne sont pas ignorants de ce qui se passe autour d’eux.

C’est aussi le rôle de la littérature de donner à lire des romans plus ou moins noirs, plus ou moins optimistes. Et puis, les ados savent prendre de la distance avec le texte.

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Published by Anne-Sophie - dans Interviews
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