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Lalettrine.com

Anne-Sophie Demonchy
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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 13:12

Poursuivons notre découverte de la littérature ado avec un auteur emblématique au Rouergue dans la collection DoAdo : Guillaume Guéraud. Ce fut le premier auteur à être édité dans cette collection et, selon l’éditrice Sylvie Gracia, « il a donné son image à cette collection : des romans ancrés dans le monde contemporain, avec des langues assez marquées, une sorte de réalisme social, du moins dans les premiers textes qui nous ont marqués comme éditeurs qui n’ont pas froid aux yeux ».  Guillaume Guéraud a fait couler beaucoup d’encre, certains prescripteurs affirmant en effet que l’univers qu’il décrit est trop noir et violent.

Le dernier roman de Guillaume Guéraud s’intitule Le contour de toutes les peurs. Que les prescripteurs se rassurent : nos chères têtes blondes ne feront pas de cauchemars avec ce livre ! De la violence, certes, mais pas gratuite et une histoire bien ficelée où la morale est sauve ! Vous voici rassurés, je continue…

Comme dans les autres romans publiés dans la collection DoAdo, le narrateur est un adolescent de 14 ans. Ce point est important pour Sylvie Gracia qui précise : « l’écrivain se met à hauteur de l’ado, il ne se met pas en surplomb. Pour moi, l’un des grands modèles, c’est L’Attrape-Cœurs de Salinger. Dans la littérature adulte, si le narrateur est un ado, on a l’impression que l’expérience a été retravaillée par l’adulte. Il y a un recul plus grand tandis que dans la littérature ado, il y a une immédiateté ».  Rappelez-vous, Soazig Le Bail chez Thierry Magnier ne partage pas ce point de vue : selon elle, l’âge du narrateur n’est pas un critère dans la littérature ado.

Le Contour de toutes les peurs met donc en scène un garçon de 14 ans, Clément Rivière, qui voit sa vie basculer en quelques secondes. Un après-midi, en rentrant de l’école, il se retrouve face à un inconnu saccageant sa maison.

Tandis qu’il se tient prisonnier de cet homme, Clément repense à quelques souvenirs… Les chapitres alternent ainsi présent et passé.

Dans la seconde partie du roman arrive le moment de la justice. L’homme s’est enfui après avoir menacé Clément de revenir faire la peau à sa mère, avocate. La police intervient et Clément reprend le cours normal de son existence. Une enquête est menée pour retrouver le criminel.

La seconde partie du texte se veut moins angoissante, plus rationnelle : elle s’attache au problème de la justice et au rôle des avocats. Un avocat doit-il, peut-il, défendre les criminels ? L’éthique doit-elle entrer en ligne de compte ? Comment fonctionne la justice ?

L’écriture est percutante et efficace : Guillaume Guéraud a recours au présent et à des phrases courtes. Quelques  passages, sur les fantasmes des ados, se veulent provocants mais pas de quoi faire rougir les  jeunes filles... Des scènes de violence, notamment quand l'inconnu s'agrafe  la main puis la bouche, mais encore une fois, ce sont des scènes très supportables. L'ensemble est bien moins subversif que certains s'imaginent.

Un bon moment de lecture… Vraiment.

 

Pour vous faire une idée plus précise du livre, vous pouvez lire les premières pages sur le site des éditions du Rouergue.

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Published by Anne-Sophie - dans Bon divertissement
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commentaires

Anne-Sophie 17/11/2008 18:27

Vous avez raison de me secouer Robert. Je m'éparpille, je m'éparpille. Promis, j'en parle bientôt !

robert 17/11/2008 18:22

pardon,mais votre lecture de contre-jour de Pynchon avance...

Plume 15/11/2008 20:47

Nos petites têtes blondes ne doivent-elles faire quelques cauchemars et affronter leurs peurs ? On doit-on encore aseptiser davantage leur univers ? Débat intéressant.Ah, au passage Anne-Sophie, certains ne manquent pas d'air... vous il vous en manque un dans votre titre (subvesif ?) ;-)Cordialement,Et si vous voulez trouver quelque argument pour aimer novembre : http://chezplume.blog.lemonde.fr/2008/11/15/aimer-novembre/