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Lalettrine.com

Anne-Sophie Demonchy
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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 15:15

Il y a quelques semaines encore, je riais sous cape en lisant ici ou là les critiques acerbes contre les soi-disant Ennemis publics que sont Houellebecq et BHL, persuadée que ce buzz avant publication et l’émission spéciale Café littéraire ne donneraient pas envie aux gens intelligents et raisonnables que nous sommes d’acheter ce produit purement marketing. C’était mal connaître l’impact du buzz médiatique sur certains d’entre nous prêts à payer 20 € pour lire les échanges de mails préfabriqués d’un duo improbable. D’après L’Express, Ennemis publics se classerait premier des ventes… J’en demeure pantoise…

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Published by Anne-Sophie - dans Tout le monde en parle
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commentaires

pierre jourde 10/11/2008 21:52

Quelques remarques, puisqu’il est question de mon travail sur ce site par ailleurs estimable. Il semblerait que les débats sur internet se fondent sur les mêmes principes que les approximations médiatiques : opinions assénées et jugements définitifs, portant sur les intentions supposées d’un auteur, sa psychologie (le fric ! la notoriété ! la haine !), et surtout pas sur une lecture attentive de ce qu’il écrit.  En ce qui me concerne, lorsque je pratique de la critique, c’est sur pièces, et avec attention. Donc :
-Le Jourde et Naulleau était épuisé. L’éditeur pensait le pilonner, ce à quoi il a renoncé si nous acceptions de l’actualiser, c'est-à-dire d’introduire quelques auteurs nouveaux et livres récents des auteurs déjà présents. Il est en effet blâmable de désirer qu’un livre continue à exister.
-Je perçois en effet des droits d’auteurs (assez peu). Mais les « motivations commerciales » évoquées par Anne-Sophie Demonchy et autres « se faire du fric », tout cela ne dépasse guère le niveau d’un poujadisme ordinaire. C’est tomber assez bas et c’est assez ridicule si l’on songe au tirage moyen de mes livres. J’écris surtout pour écrire. Il m’arrive de renoncer aux droits d’auteur, lorsque je travaille avec de petites maisons, pour de la poésie par exemple. Incroyable, non ? BHL écrit-il pour toucher les centaines de milliers d’Euros d’a-valoir versés pour son dernier livre ? Je ne le crois même pas. Lui aussi écrit d’abord pour écrire.
-En ce qui concerne Houellebecq, il ne figure pas dans le Jourde et Naulleau, car j’ai de l’estime pour certains de ses livres. Je ne comprends donc pas de quoi il est question lorsque Mme Demonchy parle de redite à son sujet. Je n’avais pratiquement jamais écrit sur les auteurs entrés dans la nouvelle version. Pourquoi ne pas étendre la critique à Levy, Gavalda, Zeller ? Mais deux ou trois livres de critique satirique, c’est déjà trop. Ça lasse. Il est vrai qu’il y en a tant sur le marché…
-Ce livre prétend ironiser sur le style de quelques auteurs, dans le détail du texte. Il semblerait que cela ne soit pas admissible, et ne puisse être considéré que comme le produit de motivations inavouables. De quel droit, en effet, faire une chose pareille ? Cela en dit long sur l’état du champ littéraire en matière de critique. Je note qu’il ne s’agit, à aucun moment, de critiquer les analyses que nous proposons, mais de ne raisonner qu’en termes de représentation publique. On vous voit trop à la télé (pourri). On ne vous y voit pas (inexistant, ou puriste) : bref, rien qui concerne le sens. Quant à Marc Villemain, il est question en trois lignes, de manière assez anodine, de son livre sur BHL, qualifié d’ « hagiographie ». Ce passage n’a pas été changé dans l’édition actualisée. Je crois en effet que Marc Villemain fait partie de ceux qui accordent une importance démesurée à la pensée de BHL, voilà tout. Pas de quoi faire tant d’histoires.
-Marc Villemain s’est fait une spécialité de ferrailler contre des idées qu’il a lui-même inventées, et de terrasser des adversaires inexistants. Il ne lit pas, il extrapole. Où a-t-il vu que je me réclamais d’une hypothétique « pureté », ce qu’il ne cesse de répéter ? J’ai à l’inverse écrit plusieurs textes (qu’il n’a pas lus) pour dénoncer la posture de la pureté et du chevalier blanc, classique accompagnement du « tous pourris ». Je ne me réclame pas du tout de la pureté, mais du droit à l’ironie. Cela fait une nuance. Par ailleurs, il fait preuve d’une assez ahurissante malhonnêteté lorsqu’il prétend que je ne lui ai pas répondu dans « Le Magazine des livres ». A ses extrapolations mal informées, nourries par une presse approximative, j’ai répondu par des faits concrets et des précisions. Je ne sais pas ce que serait répondre, alors.
-Il est fort possible que mes romans ne vaillent rien du tout. Je le regretterais, car je consacre bien plus de temps et d’énergie à écrire « L’Heure et l’ombre », « Festins secrets », « Pays perdu », « Dans mon chien », etc, qu’à pratiquer la critique. Mais au lieu de proclamer cette nullité, au nom de l’imparable « c’est mon avis à moi », ce qui est la manière rapide et définitive d’internet et des médias, il faudrait le démontrer sur pièces. Quant à l’ironie sur soi qui me ferait défaut, c’est un nouvel exemple d’argument asséné en toute ignorance, en l’absence de lecture et d’information sérieuse. Il se trouve que « L’œuvre du propriétaire » est un exercice d’ironie sur ma personne en tant qu’écrivain et universitaire, et « Le Tibet sans peine » un exercice d’ironie sur ma personne en tant qu’individu. Je ne conçois pas la critique adressée aux autres sans la pratiquer sur moi. Et quand bien même ce ne serait pas le cas, je ne vois pas en quoi cela disqualifierait l’exercice de l’ironie critique.
-Enfin, Marc Villemain a raison de faire remarquer qu’un livre lancé comme un paquet de lessive peut aussi être un livre pourvu d’un contenu substantiel. Ce qui est gênant dans la posture de BHL, c’est qu’un homme qui a bénéficié de milliers d’articles partout, en très grande partie favorables, un homme qui vend des millions de livres, est omniprésent sur les médias et dispose d’un réseau d’amitiés puissantes ait l’impudeur de se présenter comme la malheureuse victime d’un lynchage. C’est l’écrivain à succès qui veut en plus se payer le luxe d’être un maudit, et cela manque de dignité.
                                   Pierre Jourde

Anne-Sophie 05/11/2008 15:22

Merci Stéphane opur ces indications. Mais la semaine dernière ce livre était numéro un des ventes selon L'Express. Ca a changé entre temps... Mais franchement, vendre en quelques semaines 30 000 exemplaires, ce n'est pas si mal... Non ?

Stéphane Laurent 05/11/2008 11:57

Ce n'est PAS DU TOUT l'écho de Rue 89 ou de Marianne. Selon eux, le livre est un bide. Aux dernières nouvelles, moins de 30 000 exemplaires ont été vendus, pour un bouquin surmédiatisé, écrit par deux "stars" et tiré triomphalement à 120 000 exemplaires. Pas franchement de quoi pavoiser...

Marc V. 30/10/2008 14:42

Prévisiblement d'accord avec "Mister D.". - Evidemment sur ce qu'il dit de Jourde et Naulleau, qui éclaire de manière assez juste leur petite entreprise. - Excessivement sévère, il me semble, sur le livre et son niveau. - Mais je suis séduit par cette idée selon laquelle ce livre aurait tout aussi bien pu faire l'objet d'une certaine condensation en revue (fût-ce sur soixante ou quatre-vingt pages), ce qui, Mister D. a raison, nous aurait sans doute épargné le relatif déplaisir du petit cirque médiatique, et au passage de bien mauvaises et improductives querelles.

Bourgeon 30/10/2008 13:34

Bonjour, Après la lecture de ces commentaires dont un des auteurs manie avec brio l'art de la synthèse, j'ai vu s'afficher en bas de mon écran le message suivant :"Terminé, mais il existe des erreurs sur la page" Ce doit être ça l'intelligence artificielle ! Allez...Daniel B.