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Lalettrine.com

Anne-Sophie Demonchy
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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 11:50

 


Je ne suis pas une grande amatrice de polars pour la simple et bonne raison que la plupart du temps c’est l’intrigue qui est mise en avant au détriment de l’écriture. Très rapidement, même si je suis prise par l’histoire, je m’ennuie parce que le style est trop relâché.

C’est un peu le reproche que je ferai à Lilian Bathelot, l’auteur de La Théorie du K.O. L’idée de départ n’est pas très originale mais intéressante : un flic, Lopez, découvre les magouilles politiques de Sète et décide de les dénoncer dans la presse locale. Immédiatement, les politiques concernés se mettent en branle pour éliminer le commissaire et ses complices par n’importe quel moyen, pourvu que ce soit rapide et efficace et que les rumeurs cessent de s’ébruiter.

L’histoire est haletante, c’est vrai, on se laisse prendre par la cavale de Lopez et de ses amis. Bathelot dépeint ses personnages avec une certaine empathie si bien que le lecteur s’attache à eux et veut savoir s’ils vont parvenir à trouver une issue de secours. Mais, je n’ai pas été touchée par l’écriture privilégiant la rapidité des actions, leur enchaînement… De même, il n’y a pas de recherche dans la construction du roman, linéaire et si différents événements ayant peu de rapport au premier abord, se croisent, le lecteur comprend vite leurs enjeux et l’intrigue ne repose plus que sur cette course-poursuite entre Lopez et la police. En revanche, la fin du roman est surprenante, révoltante et laisse un goût amer.

 

 

La théorie du K.O. a déjà été publié en 2000 aux éditions Climats et réédité en mars 2008 chez Jigal.

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Published by Anne-Sophie - dans Sans intérêt
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Georges F. 23/04/2008 12:14

Bonjour !On me signale votre billet alors que je viens d'écrire, sur mon blog d'auteur, un petit message qui recoupe le vôtre. Oui, vous avez malheureusement raison : il est très difficile de faire de la littérature quand on écrit un polar. Je ne dis pas impossible, mais très difficile : j'en sors.Je m'étais lancé dans l'écriture d'un polar pour me détendre (ha, ha, ha !) entre deux "vrais" livres (roman et recueil de nouvelles). J'en sors tout noué de frustrations.Le polar est aussi insatisfaisant pour l'auteur que pour le lecteur : cette priorité à l'intrigue, cette nécessité de rythme, finissent pas imposer une écriture purement narrative. Dès qu'on s'en écarte, on craint d'embrouiller.Mais je sais que d'autres auteurs s'en sortent très bien. C'est encore plus frustrant.On verra ce que ça donnera. Mais votre billet m'a fait du bien, je me suis senti moins seul.