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Lalettrine.com

Anne-Sophie Demonchy
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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 13:45

Sans-titre-1-copie-3.gifCe ne sont pas quelques giboulées et autres tempêtes qui vont me gâcher la fête : celle du Printemps des poètes ! Pendant quinze jours, un peu partout en France, dans les bars, les bibliothèques, les théâtres, les librairies, la poésie est mise à l’honneur. Contrairement à de nombreux pays qui font la part belle à ce genre, en France, nous en lisons peu… Ce festival est donc l’occasion d’aller écouter de la poésie et de rencontrer des poètes.

Il y a quelque temps, j’ai découvert une très belle revue créée et dirigée par Nicolas Cotten : In-fusion, belle non seulement parce que le thème est propice à la contemplation : « la Nature sous toutes ses formes » mais aussi en tant qu’objet. La photo en couverture est onirique et nous plonge immédiatement dans la rêverie, le papier couleur ivoire et la typographie sont très agréables à l’œil comme au toucher… On prend un véritable plaisir à feuilleter cette revue qui a pour vocation de laisser s’exprimer divers auteurs, poètes, philosophes sur le thème de la nature où la poésie domine. J’ai particulièrement apprécié le poème de Matthias Vincelot, « De natura, etc » ainsi que les haïkus de Thierry Cazals accompagnant les photographies de Pierre Ligou. Un texte philosophique m’a également interpellé : « La nature de l’anti-nature ou le naturel comme anti-nature ». A première vue, cela semble compliqué, mais Thibaut Greiss a l’art et la manière d’aborder les textes et la pensée de Nietzsche avec beaucoup de simplicité et de clarté.

Les prochains numéros seront consacrés à l’enfance puis au voyage.

 

 

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Published by Anne-Sophie - dans Revues
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salamone giuseppe 07/03/2008 11:46

J'aime assez cette idée d'In-fusion.
J'entre dans la fusion avec une infusion.
Le soir venu au coin du feu, tandis qu'une nouvelle bûche flambe, crépite de colère et fait vivre une foule de scintillements. L'heure du soir s'amenuisent. "Alcools" sous le regard. Une tasse d'un bon tilleul qui fume encore
calme toutes "Les fleurs du mal". Toute bonne parole, toute bonne citation j'aime l'offrir à Socrate. Le digne et imperturbable Socrate.
C'est la fête des poètes, Ménandre n'a pris aucune ride.
"La poésie vit, on la fera vivre, vivra, la poésie c'est L'Homme."

A la découverte du monde

Par désir ou bien à la recherche de quelque chose
On s’habille, on laisse derrière nous la porte close.
C’est un matin splendide, un jour qu’on n’oublie pas
Et même si le ciel nous semble faire la tête, là-bas !

Il sera d’un bleu éclatant, d’une immensité sans faille.
Je sais maintenant, qu’une larme surgira du poitrail.
Voyage, découverte, sensation forte qui nous soulève,
Qui remet nos sens en émoi, on part avec le vent.

Des monuments d’une beauté touchante nous transporte.
Paris, Versailles, la Normandie, nous ouvre leurs portes.
Désir du monde, Syracuse ma belle, l’Est de l’Etna c’est cruel.

On part, on verra demain, on finira peut-être par s’oublier.
Partir, voler, atterrir dans un lieu où la nature est plus belle.
On se presse, on sent battre notre cœur, on tourne le sablier.

6 novembre 2007
Giuseppe

Bonne journée Anne Sophie.

Anne-Sophie 04/03/2008 22:41

J'avais lu ton billet ce matin. Je ne partage pas tout à fait ton point de vue sur la poésie. Jacques Roubaud, Andrée Chedid sont de véritables poètes, vivants de surcroit. Alors, j'ai coupé la poire en deux, et au lieu de te proposer un poème de Verlaine ou Baudelaire (que j'adore), je t'en propose un de Michaux. Tu me diras ce que tu en penses.

ecaterina 04/03/2008 22:15

Et toi, que dirais-tu de me glisser un poeme sous la porte?

salamone giuseppe 04/03/2008 18:06

Rien de macabre, simplement la vie, la mort, la réalité d'un monde sans cesse en mouvement, en gestation perpétuelle. Le temps n'a pas d'âge, il se nourrit de nos vies, de nos ans.C'est bientôt le printemps des poètes, que vive à jamais la poésie,qu'elle continue à guider,  à montrer à l'homme l'utilité de son existence, l'essentiel de ce qu'est la Vie avant la Mort.A l’ombre du tombeau La lumière viendra et voudra entrer chaque jour dans la demeure Jusqu’à ce que cette odeur nauséabonde s’épuise et meurt Et qu’il n’y ait plus d’habit de chair et ne reste que les os La dentition sera mise à nu fermé sans plus de force sans dire un mot Des métamorphoses s’en suivront avant que l’absence y demeure Car à l’ombre du tombeau on y vit mais très vite on y meurt Et si là le sombre vit caché il ne laisse aucune place aux indécis Ô ambre d’une peau dispersée sur sa glaise et qui engendre encor la vie Aux rythmes des gouttes qui se brisent et tombent dans son unique univers La couche de terre dès l’aube venue sera vide de sa substance tel un ver Tout près de la tombe on fera la fête on la contemplera le jour et la nuit Et le tambour résonant au vent sous le poitrail ouvert finira dans l’oubli Là-haut tant de nuits se battront entre elles mais n’auront pas d’ennemie Elles pourront s’adonner au spectacle tout en prenant part à la vie Et seulement lorsque la fatigue ou la clarté viendra se poser sur le caveau Qu’elles entreront combler et en silence à l’ombre du tombeau L’âme verra dépérir le corps et d’amour restera là seule durant des heures Là sous son étoffe noire blottie aux lambeaux de chair et tout en pleurs Adam Eve Le Nil Moïse ou alors l’indicible Néant lui raconteront sa vie Puis en entrant dans la demeure la guideront vers le Dieu ou le Saint-Esprit Les soirées d’automne étaleront sur le tombeau tout un tapis de feuilles L’hiver s’en suivra et le couvrira de neige et d’épaisse glace de deuil Lorsque le printemps viendra quelques papillons butineront son aire Et l’été le chauffera si fort qu’il voudra s’ouvrir pour entrevoir la lumière Là à l’ombre du tombeau s’éternisera le corps sous des bouquets secs Eux aussi sans vie et couvert de règnes invisibles et de silence de métèque Qu’est-ce donc que le bruit ? Ô qu’est-ce donc que ces fracas burlesques ? Sous la pierre on y dort ! sous le béton on ne contemple plus le dantesque Et me voilà dans ce cimetière cherchant Apollinaire Edith Piaf la misère Me voilà en larmes sur les pentes du Père Lachaise où des âmes errent Des hommes à la stature glorieuse des femmes aux intentions pieuses Mon Dieu à l’ombre des tombeaux chapelles en ruine et détresse porteuse. Le 7 mai 2007 Giuseppe

Kiki 04/03/2008 17:31

Giboulée d'eau, ma peau aime, parapluie de mots, mon poème, H2O indispensable pour l'in-fusion, une revue frémissante que j'ai bien envie de découvrir. Ce soir, même menu que toi: pluie et poésie! ;)