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Lalettrine.com

Anne-Sophie Demonchy
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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 17:54

mon-frere-est-fils-unique-imagesfilm.jpgLa semaine dernière, je suis allée voir la projection, en avant première d’une adaptation d’un roman d’apprentissage, Mon Frère est fils unique de l’italien Antonio Pennacchi (Le Dilettante). Je ne vais pas ici disserter sur le film, je le ferai ailleurs. Le nom de Pennacchi ne doit rien vous dire. C’est normal… C’est son premier roman traduit en français. Avant tout, ne vous attendez pas à lire une histoire entre frères, c’est uniquement le thème développé dans le film. Le titre en italien conviendrait mieux : Il fasciocommunista, « Le fasciste communiste ». 

Pennacchi situe son histoire dans sa ville natale, Latina. Le jeune Accio, inscrit au séminaire pour suivre des cours et devenir prêtre, décide d’abandonner cette voie : « je n’ai plus envie d’être prêtre. Je veux retourner dans le monde ». Il en a assez de l’esprit pervers et lubrique des curés qui harcèlent les enfants pour savoir s’ils font des « actes impurs ». Le narrateur raconte, avec une ingéniosité feinte, comment il vient trouver l’un des prêtres, horrifié de trouver des poils entre les jambes ou bien de recevoir des propositions étranges de copains de chambrée et ne sachant que faire. Finalement, il ne veut pas de cette vie et décide de retrouver sa famille et de vivre à l’étroit dans le petit appartement de Latina parmi ses six frères et sœurs, et ses parents, loin d’être ravis de le retrouver. Précisons que Accio est un garçon difficile, belliqueux et fasciste. Tandis qu’il se passionne pour les lettres anciennes et en particulier le latin, il éprouve une certaine exaltation à l’idée de servir la cause du Duce, en ces années d’après guerre. On le suit ainsi organisant ses manifestations, ses rixes et ses voyages en auto stop pour rallier une ville à l’autre et participer aux rendez-vous fascistes. Mais rebelle, il ne supporte plus l’état d’esprit trop passif des fascistes plus nostalgiques que membres actifs du parti. Il est renvoyé. Il tombe finalement amoureux de la belle Franscesca, fervente communiste, et embrasse la cause staliniste !

Même si ce roman raconte comment un jeune homme cherche son identité politique, il est avant tout un roman d’apprentissage. Accio, après avoir quitté le séminaire, retourne à l’école parmi les laïcs, s’adonne au latin, souhaite faire des études humanistes. Mais à Latina, la situation est difficile. Pas question de se perdre dans les études longues et sans avenir. Sur ordre de sa mère, une sorte de Falcoche, il suit des cours pour devenir géomètre… Pour trouver sa place, il oscille entre les partis extrémistes. Il n’est pas plus à l’aise dans le domaine sentimental. Tandis que son frère, Manrico, est beau, séduisant, aimé de tous, lui n’a pas autant été gâté par la nature. Il est maladroit avec les jeunes filles, ne sait pas s’y prendre, leur saute dessus comme un animal sur sa proie…

Antonio Pennacchi a choisi l’humour pour raconter cette histoire, en grande partie autobiographique. Le journaliste, Fabio Gambaro,  connaissant le livre en italien, affirme que la traduction ne rend pas toute sa richesse linguistique. L’auteur a recours à divers registres et au dialecte romain qui ne sont pas toujours transposés (transposables ?) en français. Si le roman compte plus de 400 pages, il se lit d’une traite, parce que le narrateur nous emporte dans son récit avec une énergie débordante avec son franc-parler irrésistible et son esprit canaille. Un très bon moment de lecture !

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Published by Anne-Sophie - dans Pas mal...
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commentaires

Anne-Sophie 14/09/2007 12:09

En fait la couv' est l'affiche du film. Crois-moi les deux histoires sont très différentes. Tu peux voir et lire les deux oeuvres, aucun rapport !

Bon_sens 14/09/2007 11:55

Ah mais moi je te suis les yeux fermés ! Je l'ai noté. Concernant les titres, c'est tout de même abuser les gens que leur laisser supposer qu'il va s'agir d'une histoire de fatrie (c'est immédiatement ce que j'ai pensé avant de te lire). Je trouve que cela peut énormément nuire au succès d'un livre. Idem pour des couvertures qui parfois entraînent l'imagination du futur acheteur vers une idée et finalement aucun rapport !

Anne-Sophie 14/09/2007 11:24

En fait, le Dilettante a choisi de garder le titre choisi par le réalisateur du film, s'inspirant de ce roman. Mais tu peux le noter aussi ce livre-là parce que ça vaut le coup. C'est très drôle et malgré l'épaisseur, il se lit très vite.

Bon_sens 14/09/2007 11:15

Bon ok ! Je le note sur ma LAL ! J'arrête pas en ce moment !Je suis quand même assez morte de rire (jaune) pour une traduction de titre autant hors sujet et trompeuse ! Comment décevoir les lecteurs...? En faisant cela !:)

Anne-Sophie 12/09/2007 23:00

Tu ne vas pas le regretter. C'est très rôle, ça lit bien. L'auteur prend beaucoup de recul sur son histoire. Loin d'être un récit plaintif ou nombriliste, c'est un texte fougueux, ironique.Demain ou vendredi, je te réserve une petite surprise sur le blog...